Ce n’est pas un Krach boursier, c’est un Krach de crédit | Morningbull
Le prix pour s'assurer contre la faillite de Nvidia a doublé en dix semaines. Le titre, lui, n'a pas bougé d'un millimètre. Deux marchés, une seule société, deux conclusions opposées — et l'un des deux se trompe.
Hier, le S&P 500 a signé sa plus grosse baisse depuis le 29 juillet : moins zéro virgule trente-deux pour cent. Voilà le drame du jour.
Sauf que pendant qu'on fait la sieste en surface, il se passe des trucs en dessous.
Le détroit d'Ormuz est toujours fermé, et Washington et Téhéran ont trouvé un nouveau jeu : celui de savoir qui doit des réparations à l'autre. Chacun exige que l'autre paie d'abord. C'est un divorce où les deux réclament la pension alimentaire.
Seize millions sept cent mille barils par jour se sont évaporés du circuit mondial. En camions-citernes, ça fait mille kilomètres de bouchon. Tous les matins.
Et il y a une société cotée, que tout le monde connaît, qui affiche 638 milliards de commandes dans son carnet… et qui brûle 23,7 milliards de trésorerie par année.
Dans cette vidéo, je vous explique pourquoi le marché du crédit et le marché des actions ne racontent plus du tout la même histoire. Et pourquoi, en trente ans de métier, je n'ai jamais vu l'obligataire se tromper aussi souvent que l'actionnaire.
Je ne vous annonce pas un krach. Je n'en sais rien, et personne n'en sait rien. Je vous dis juste que quand deux thermomètres branchés sur le même patient affichent deux températures différentes, ce n'est en général pas le thermomètre optimiste qui a raison.
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