Le baril qui refuse d'avoir peur | Morningbull
Vendredi soir, Trump a annoncé qu'il allait annexer le détroit d'Ormuz. Le pétrole a bougé de 0,4%.
Et non, ce n'est pas une bonne nouvelle. C'est même exactement l'inverse. Parce qu'un baril qui refuse de monter pendant une guerre, ce n'est pas un marché rassuré. C'est un marché qui a compris quelque chose que la bourse refuse encore d'entendre : le monde consomme moins de pétrole. Pas par écologie. Par appauvrissement.
Dans cette vidéo, on assemble cinq pièces du puzzle que tout le monde regarde séparément :
→ L'AIE qui perd un demi-million de barils par jour de demande mondiale. En UN MOIS.
→ 17,4 millions de barils de stocks américains empilés en une semaine, alors que les analystes attendaient une baisse. Deuxième plus gros build de l'Histoire.
→ Le brut qui baisse pendant que le gallon d'essence passe de 3,14$ à 4,07$ (le fameux crack spread au plus haut historique).
→ Les ventes de détail américaines à -0,6% : première baisse en neuf mois.
→ Et une FED qui, au lieu de venir à la rescousse, réfléchit à MONTER ses taux.
Pendant ce temps, le S&P 500 signe son 27ème record de l'année et le Nasdaq n'a pas bougé de 1% en cinq séances. Le marché ne monte pas parce que tout va bien. Il monte parce qu'il regarde ailleurs.
Quand l'obligataire, le pétrole et le caddie du consommateur américain racontent tous la même histoire, et que la bourse raconte l'inverse, historiquement ce n'est pas la bourse qui a raison en premier. Et le jour où je tourne bullish, vous pourrez commencer à shorter.
📈 La chronique écrite, plus dense et plus complète, tous les matins avant l'ouverture : https://www.morningbull.ch
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