1400 milliards et le marché obligataire qui disjoncte | Morningbull
Hier soir, le président des États-Unis a menacé de bombarder Oman. Un allié. Le seul pays où les Américains et les Iraniens acceptent encore de s'asseoir dans la même pièce. Motif officiel : « ils ne se sont pas très bien comportés ».
Mais ce n'est même pas le sujet de cette vidéo.
Le vrai sujet, c'est ce qui s'est passé pendant que tout le monde commentait cette phrase. Le rendement du 30 ans américain a clôturé à 5,31%, son plus haut niveau depuis juin 2007. Le 10 ans japonais est à son plus haut depuis 1996. Le 10 ans français depuis 2009. Le Bund depuis 2011. Pas un pays du G7 n'y échappe.
Et derrière, il y a le chiffre que Wall Street refuse de regarder : les États-Unis paient désormais 1'400 milliards de dollars d'intérêts par an sur leur dette. Uniquement des intérêts, sans rembourser un centime de capital. Ce montant a triplé depuis 2020. Et en novembre 2028, les intérêts deviendront le premier poste de dépense du gouvernement américain — devant les retraites.
Dans cette vidéo, on parle aussi de Nvidia qui prête 105 milliards à OpenAI pour qu'OpenAI achète des puces Nvidia, du CME qui va coter des contrats à terme sur le prix de location des GPU à partir du 5 octobre, de la mémoire qui est devenue une drogue dure, et d'une analyse de J.P. Morgan que personne n'a lue : la prochaine vague d'inflation ne viendra peut-être pas d'un pipeline. Elle est peut-être déjà en train de pousser dans un champ de maïs.