Le rallye d’automne des indices boursiers US et européens (celui qui a démarré à la fin du mois d’octobre et qui a une pente presque verticale en mode FOMO) s’est essentiellement construit sur une correction des taux d’intérêt du marché. Ce phénomène sanctionne une conviction présomptueuse, celui d’un pivot rapide des Banques Centrales en 2024. Pourtant, l’incertitude est immense quant au cadra macro-économique prospectif de l’année prochaine et à court terme, la configuration technique est maintenant en surachat sur les indices boursiers US et européens.
Le déclenchement de la guerre entre Israël et le Hamas au début du mois d’octobre a interrompu 6 mois consécutifs de baisse du prix de l’or en bourse après avoir inscrit un nouveau record historique le jeudi 4 mai dernier. C’est la prime de risque géopolitique qui a permis ce fort rebond des métaux précieux, son effet haussier est-il maintenant épuisé ? Plus globalement, de quoi a besoin l’or pour espérer pouvoir un jour dépasser son record historique à 2080$ ?
Le marché actions US développe davantage sa reprise haussière initiée à la fin du mois d’octobre après avoir défendu les supports techniques majeurs du cadre graphique moyen terme. Le marché semble croire que la désinflation US va s’accélérer permettant de valider le taux Terminal de la FED à 5,50% et de se projeter sur un pivot début 2024, ce dernier préservant l’économie de la récession. Ce scénario optimiste parfait est-il crédible ?